Diaspora

Edwin Paraison conseille aux autorites haïtiennes de porter le dossier des marchés binationaux devant la commission mixte haitiano-dominicaine

drapo-dominicanieLe responsable de la fondation Zile, Edwin Paraison, a appelé mercredi les autorités haïtiennes à discuter avec leurs homologues dominicaines du dossier des marchés binationaux dans le cadre de la commission mixte bilatérale, avant d'envisager toute decision de fermeture unilatérale.

Le premier ministre haïtien, Laurent Lamothe, avait évoqué le week end  dernier lors d'une visite à la frontières de Malpasse, la possibilité de fermer les marchés frontaliers qui, par la contrebande qu'ils favorisent, affecteraient gravement les rentrées fiscales haïtiennes.

Edwin Paraison a fait remarquer que les communautés haïtiennes  établies le long de la frontière avec la République dominicaine, sont de grands bénéficiaires des 14 marchés binationaux qui les pourvoient en produits de première nécessité.

S'il est d'accord avec le premier ministre haïtien sur  la nécessité  de combattre la contrebande et les trafics illicites le long de la frontière, il soutient cependant que la fermeture des marchés en dehors d'un dialogue avec les autorités dominicaines, ne serait pas la meilleure solution.

Comme l’ont déjà souligné plusieurs secteurs dominicains,  l'ancien ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger soutient que la fermeture des marchés binationaux ne fera qu’augmenter les risques de contrebande, en témoigne, a-t-il  dit, la grande quantité d’œufs et de poulets dominicains qui sont vendus sur le territoire haïtien en dépit de l’embargo imposé sur ces produits depuis l’apparition de la grippe aviaires en territoire voisin.

Il a aussi rappelé que les policiers haïtiens affectés à la frontière de Ouanaminthe (nord) avaient été contraints de se refugier en République Dominicaine lorsque, il y a quelques années, les autorités haïtiennes avaient adopté des mesures visant à fermer la frontière.

Edwin Paraison  affirme que les autorités haïtiennes doivent profiter du débat sur les marchés frontaliers pour chercher  à rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays. Cependant, tempère-t-il aussitôt, la balance des échanges commerciaux ne sera pas rééquilibrée  du jour au lendemain, au regard entre autres, du faible niveau de production des entrepreneurs haïtiens.

AHP