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Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Jeu09212017

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Actualités

Haïti-Sommet des peuples : De nouvelles voix s’élèvent contre la Minustah et le pillage des ressources du pays

Par Edner Fils Décime - Le retrait des troupes de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), la relation entre l’occupation du pays et l’offensive multiforme des transnationales, notamment dans le domaine des mines, ont été des thèmes dominants au cours d’une activité ayant réuni environ 800 participantes et participants, dans le cadre du sommet des peuples tenu à Rio au Brésil du 15 au 23 juin 2012, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.

A ce sommet, Haïti a été représentée par une délégation de huit (8) personnes, dont l’économiste Camille Chalmers de la plateforme de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) et Chavannes Jean-Baptiste du mouvement des paysans de Papaye (Mpp - Hinche/ Plateau central)), rejoint par des étudiants et professeurs haïtiens des universités de Rio.

« Nous avons compris la nécessité de développer de nouvelles formes de solidarité envers Haïti, autour de la lutte contre la Minustah et de la tendance actuelle à liquider les richesses du pays au nom d’une ouverture du pays au business », indique Chalmers à AlterPresse.

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La violence en Haïti est systémique, mais les Haitiens ne sont pas intrinsèquement violents, révèle une étude scientifique

haiti-violence-haiti-2004Par Stephen Ralph Henri  -  Le Centre d’études et de recherches sur le développement des cultures et sociétés (Cerdecs) s’inscrit en faux contre l’idée que les Haïtiens seraient intrinsèquement violents en se basant sur les conclusions d’une enquête conduite dans diverses zones du pays.

« Je réfute cette définition ontologique d’un Haïtien intrinsèquement violent. Je réfute la notion que le destin de la nation haïtienne c’est de sombrer dans le chaos », martèle l’anthropologue Rachelle Charlier Doucet au cours de la présentation, le vendredi 29 juin 2012, de l’étude du Cerdecs sur la violence dans le pays, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Tandis qu’une mission de stabilisation onusienne se trouve en Haïti depuis 2004, on retrouve, dans le « filigrane » du discours des pays de la communauté internationale, une perception selon laquelle les natifs haïtiens seraient des êtres potentiellement voués à la violence, ce qui mettrait la société haïtienne sur la pente du chaos.

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Constitution amendée : Retour vers le macoutisme, complot ou renforcement de la tutelle ?

constitution-87 Des organisations paysannes, d’ouvriers et de femmes se montrent sceptiques sur la réédition de la Constitution amendée, arrêtée par la présidence le 19 juin 2012, et s’interrogent sur les pratiques de l’actuel gouvernement, qui leur rappellent la période de la dictature des Duvalier (22 septembre 1957 - 7 février 1986), suivant les analyses et points de vue rassemblés par l’agence en ligne AlterPresse.

« Nous avons des craintes, des peurs, quand nous réfléchissons sur la question de la réédition de cette Constitution amendée », déclare Carlo Napoléon, secrétaire général de la coordination syndicale haïtienne (Csh).

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Constitution: Un amendement qui divise

amendementquidivise-oplL’amendement de la Constitution continue de diviser la société haïtienne. Elle est sur toutes les lèvres. Dans les rues. Les grands cercles de débat. Tout le monde analyse, critique et se perd dans la complexité et les manœuvres politico-juridiques qui tendent à mobiliser et faire pencher l’opinion. Les créations, innovations et autres avancées mises en exergue pour justifier la publication de cette loi constitutionnelle ne suffisent pas pour calmer les ardeurs des opposants à l’entrée en vigueur du texte.

« Fraus omnia corrumpit » – la fraude corrompt tout –, agitent certains juristes et constitutionnalistes pour demander l’annulation et/ou le retrait de cette loi. C’est la thèse du docteur Georges Michel qui se fonde sur les dénonciations de clameur publique et les aveux de certains parlementaires qui ont dit relever de nombreuses irrégularités dans le texte publié. Une commission chargé d’enquêter sur l’origine de l’altération du texte initial n’a jamais rendu public son rapport, au grand dam des observateurs et analystes. Silence complice ?

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La terre s'ouvre à Kikwa - Kenscoff

La terre s'est fendue dans différents endroits, à Kikwa, une localité de Kenscoff. Ce mouvement du sol a endommagé au moins trois maisons, selon la coordonatrice du Mouvement des femmes haïtiennes pour le développement rural (MOFHADER), citée par Radio Signal fm. La responsable a tout de suite lancé un appel pressant à l'attention des autorités "en vue d'éviter le pire".

C'est avec beaucoup d'étonnement que la population de Kikwa a assisté le 6 juin à cet étrange phénomène naturel. Les habitants de cette localité reculée de la commune de Kenscoff ont fait savoir que cela s'est passé aux environs de huit heures du soir en provoquant beaucoup de bruit. Cette situation a jeté un vent de panique au sein de cette population qui a dû, cette nuit-là, se refugier sur un vaste terrain, selon ce qu'a rapporté le photographe Yonel Louis, qui a accompagné une délégation du ministère de la Planification en visite là-haut la semaine écoulée.

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La dénudation d’Haïti : une catastrophe presque irréversible

deforestation-haiti-landslides 600x450Recouverte à plus de 60 % au début des années vingt, Haïti, aujourd’hui, ne compte plus que 2 % de couverture végétale. Nombreux sont les facteurs qui expliquent les causes de la déforestation accélérée du pays. Mais quels qu’ils soient, les pressions accrues sur l’environnement risquent de nous conduire à une catastrophe d’une ampleur inédite jusqu’ici.

Qualifiée de phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt, la déforestation découle des actions continues de déboisement et de défrichement. En Haïti, ces interventions sont aussi liées à l'extension des terres agricoles, à l'exploitation des ressources du sous-sol, à l'urbanisation et à l'exploitation anarchique de certaines essences forestières.

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Démolition à morne de l’Hôpital : une patate chaude

dmolitionmornedelhpitalLe courant ne passe plus entre le gouvernement Martelly/Lamothe et les habitants du morne de l’Hôpital. Malgré le mouvement de protestation de ces derniers en début de semaine, la démolition tient encore. Un délai de quinze jours leur est accordé pour déguerpir.

La protestation s’enfle. Après les habitants de Juvénat, ce sont ceux des quartiers défavorisés de Pétionville qui ont manifesté cette semaine. Ils accusent le Gouvernement de vouloir procéder à la démolition de leurs maisons. Même s’ils n’ont pas été avertis, la mesure est sans appel, avons-nous appris.

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L’environnement chez nous : un problème multidimensionnel

deforestation-water-600x450Le programme des Nation unies pour l’environnement, dans son dernier rapport, se montre très préoccupé par les questions de l’eau, de la biodiversité et de la pollution dans le monde. Le comportement humain se révèle très néfaste sur la flore et la faune et menace globalement l’environnement. Le constat est inquiétant. D’autant que le problème de la faim, subséquent à celui de l’environnement, devient de plus en plus accru. Haïti, pour sa part, traîne les pieds et… gambade.

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Face à la rue, Martelly nuance

mornelhopital« Une fois que la décision est bonne, on ne peut pas reculer. Nous avons un ministre de l'Environnement qui a pris une décision, peut-être que je n'étais pas au courant. Peut-être que je n'aurais pas utilisé la technique employée. Nous sommes un gouvernement qui est là plus pour construire des maisons pour les gens », a déclaré le président de la République, jeudi, sur les ondes de Radio Scoop FM concernant la décision de démolir environ 450 maisons à morne L'Hôpital.

« L'idée n'était pas d'aller marquer les maisons qui seront démolies. Je pense qu'on devrait d'abord interdire les constructions anarchiques. Une décision d'Etat. Une fois ces constructions interdites, il faudrait mettre sur pied une équipe qui supervise qu'il n'y a aucune maison en construction dans la zone. Après quoi, on pourrait se réunir avec les propriétaires des 100 maisons concernées (on m'a parlé de 100 maisons) pour leur dire, premièrement, on va vous donner une autre maison. Deuxièmement, on vous donnera un emploi. Si le mari travaille déjà, on le donnera à son épouse, parce qu'il y aura un parc industriel à l'endroit où il va être relogé. Troisièmement, des accompagnements pour les enfants. Terrain de jeux, écoles gratuites... », a avancé le chef de l'Etat en guise de proposition au ministre Ronald Toussaint.

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