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Technologie

Vers le perfectionnement de l’internet !

internic-haiti-1Des représentants du registre d’internet pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Lacnic) ont réalisé une conférence qui se tient les 18, 19 et 20 juillet 2012, à l’Hôtel Karibe. Elle a été articulée autour d’un un nouveau système d’internet intitulé « IPv6 ». Selon eux, ce protocole sera fonctionnel en Haïti, à partir du 20 juillet 2012. Le Conseil national des télécommunications (Conatel) et l’Association haïtienne pour le développement des technologies de l’information et de la communication (Ahtic) y ont pris part.

Haïti est cette année pays hôte de la quatrième conférence Lacnic dans les Caraïbes. Elle s’est déroulée sur l’évolution de la technologie. Daté depuis 1970, l’heure est révolue pour l’IPv4 (Internet Protocol version 4) qui ne pouvait connecter que plus de quatre milliard d’ordinateurs à travers le monde. Accusant cette insuffisance, il sera remplacé par l’IPv6. Ce dernier, selon les membres de Lacnic peut connecter près de sept milliards.

Vers la connexion d’un plus grand nombre de personnes, a été le maitre-mot des intervenants. Selon Reynold Guerrier, le président de l’Ahtic, une mise en place est déjà en cours pour parvenir à cette fin. Nous avons, a-t-il indiqué, la présence des acteurs qui œuvrent dans le domaine desservant la population à cette conférence.

Monsieur Guerrier a déclaré qu’ils sont en tant qu’association assurant la promotion de l’internet, obligés de temps en temps de prendre en considération l’évolution de la technologie. C’est pourquoi, a-t-il soutenu, nous devons profiter de l’appui de Lacnic qui s’engage à accompagner la Caraïbe et l’Amérique latine à se mettre au pas avec son évolution.

En outre, il a affirmé qu’il est un impératif de se mettre à l’avant-garde. La dispensation des formations revêt une grande importance tenant compte de la pérennité de l’internet. « Nous ne sommes pas seul dans la région, si nous n’avançons pas les autres pays nous devanceront », a informé M. Guerrier.

Monsieur Guerrier a souligné que, assurer la promotion de l’internet revient à le faire avec méthode tenant compte de ce nouveau protocole qui apparaît. Ceci signifie que les séances de formation ne prendront pas fin au départ des responsables de Lacnic. Leur coopération consiste à garantir l’éducation des jeunes en permanence. Leur apprentissage est indispensable. Il impliquera inévitablement la compétitivité sur le marché au profit du pays. Ceci continuera en ligne, a-t-il rappelé.

À son avis, il permettra non seulement de connecter un plus grand nombre de gens, mais contribuera également à réduire le coût de l’internet en vue de le rendre plus accessible à la population. De plus, il favorisera, ajoute M. Guerrier, la création d’emplois directs et indirects.

Le Conatel, a rapporté M. Guerrier, est en train de se pencher sur l’élaboration d’une loi régissant le fonctionnement de l’internet en Haïti. Il a toutefois plaidé pour une loi qui prend en considération l’intérêt des consommateurs.

De son côté, le chef de la délégation de Lacnic, Rafael Ibarra, a accentué sur la sécurité que contient cette nouvelle version. À Lacnic, a-t-il expliqué, on a plusieurs activités pour rendre l’internet plus sûr. Il suffit que la personne reçoive des enseignements s’y rapportant. Ce système permet le contrôle à distance, empêche le piratage une fois que l’objet est programmé à l’IP.

Son fonctionnement, a informé M. Ibarra, s’apparente à une certification que l’on donne aux gens quand ils s’y sont connectés. À son avis, Lacnic assure également le développement des ressources humaines, la capacité des personnes pouvant répondre aux accidents informatiques.

Monsieur Ibarra a, en ce sens, évoqué l’existence de certains projets dont l’un d’entre eux porte le nom de « Projet en Pardo». Celui-ci consiste à affranchir l’utilisateur de l’internet des difficultés découlées de l’IPv4.

Pour sa part, le chef de la direction générale du Conatel, Schiller Jean-Baptiste, croit que l’IPv6 est incontournable dans le cadre du développement des télécommunications en Haïti. Sans la disponibilité des adresses relatives à l’IP, l’internet ne sera pas fonctionnel, a-t-il soutenu.

La coopération entre Haïti et Lacnic a débuté en 2004. Depuis lors, l’institution accompagne le pays en vue de standardiser la marche vers la technologie. Ainsi, les autorités haïtiennes entendent se mettre au diapason. Elles remuent ciel et terre afin de ne pas franchir le rubicond du 15 juin 2004. Laquelle date constitue un délai pour en finir à la télévision analogue pour passer à l’ère de la numérique.

Reynold Aris
arisreynold@yahoo.fr
Source: Le Matin
Photo: Ing Altema Jean Marie