Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Mar04242018

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Culture & Société

Je suis de Cité Soleil et j’en suis fier

richardson dorvil-1Richarson Dorvil

Je m’apprêtais à rentrer en classe de Rhétorique quand ma mère a été hospitalisée, elle souffrait d’une malnutrition chronique. Ce fut un grand coup pour moi, car, ma vie dépendait de cette femme dont le froid, la chaleur n’ont su effrayer.

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Morne Kawo, une histoire oubliée 

morne kawo
Lè m ap monte Mòn Kawo, m chanpwèl o
Kolobri, kolobri, nan gran chimen, na konte pa
 
 
Ces paroles proviennent d’un chant traditionnel des cérémonies vodou dans le département du Nord. Elles tirent son origine dans l'Artibonite. L'enseignement historique transmis à l'orale de génération en génération dans les "Lakou" à travers ce chant constitue un patrimoine pour le combat du peuple haïtien. Les grandes batailles menées par les masses esclaves, ignorées par les historiens affranchis, sont toujours valorisées par les fils des bossales. Ainsi, Morne Kawo qui fut un lieu de résistance contre la tyrannie esclavagiste est honoré à travers ce chant.

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Paul Edouard: Nuits d’éclairs, Jours d’Orages - (45 ans au sein de l’orchestre Tropicana d’Haïti)

paul edouard jean tropicana

C’est un fait. Tout homme succombera un jour à la mort. Même si la vieillesse est le stade de la vie qui augure l’heure de mourir, l’homme pourtant meurt à tout âge et en toute circonstance. Certes, cette finalité demeure incomprise et difficilement acceptable par les humains, mais la mort reste indispensable au cycle de vie de tout être vivant.

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Papa Pierre: rire éclatant, soupir écœurant

papa-pye -jean claude joseph

L’art a fait de son âme un piteux regret en Haïti. Chanteur, blagueur, comédien, peintre et danseur ont souvent connu une fin minable. Ils sont nombreux les artistes haïtiens qui n’ont que le soupirail de la gloire éphémère pour l’aération de leur existence. Funérailles à la collecte, hommage douloureux, enterrement à la manding*, onction sacerdotale sont les réalités de la brume de leur vie. Rodney Gracia a expiré d’une balle au volant d’un taxi dans le Connecticut; les restes de Hérold Christophe sont gardés à la salaison, durant plus de deux mois, à Boston; Ti-Bateau est mort dans le plus grand joujou ; le cadavre de Roger Colas est profané au sol pendant des heures et Black Alex a dû compter sur des amis pour les soins médicaux avant son trépas.

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La Première Conférence Nationale

Nicolas Geffrard touthaitiNicolas Geffrard

Par Alin Louis Hall  ---  Notre problématique de la mémoire a des origines diverses. Prise en tenaille par le déni et la déréliction, la société haïtienne s’est faite même complice de la dilapidation de son patrimoine immatériel. En confiant l’éducation de leurs enfants à certaines institutions où aucune notion avancée d’Histoire d’Haïti n’est enseignée, la classe moyenne et le secteur privé ont opté pour une descendance sans ancrage identitaire. Comme conséquence, une frange de la jeunesse haïtienne, frappée d’une constipation mentale organique, pense que l’histoire d’Haïti a commencé le 7 février 1986. Cette pathologie expliquerait que Jean Claude Duvalier et Jean Bertrand Aristide soient devenus des horizons indépassables. Pour mieux appréhender toutes les dimensions de cet épiphénomène, il est toutefois opportun d’insister sur le manque de repères de cette génération. C’est un sujet de vives préoccupations quand l’Entrevue du Camp-Gérard évoquerait plutôt chez ces jeunes le souvenir d’une réunion quelconque au restaurant « Chez Gérard » à Pétion-Ville, Difficile d’imaginer la tête que feraient Vincent Ogé et Jean-Baptiste Chavannes auxquels on peut tout reprocher sauf de s’être retournés contre leurs propres pères.

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