Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Analyses & Opinions

Le conflit entre l’intérêt national et la dimension historique de l’immigration américaine, le Cas de Donald Trump

Frantz Abellard Horace touthaiti

Dès qu’on parle de politique d’immigration, et ceci dans n’importe quel pays, quatre questions fondamentales font toujours surface. La première porte sur le pourquoi les gens décident de laisser leurs pays, traverser les frontières afin de s’installer en terre étrangère. La deuxième question ayant rapport avec la première porte sur la capacité de l’Etat de maintenir le contrôle des frontières. La troisième question concerne l’impact de l’immigration sur la construction de l’identité nationale, et aussi sur le processus d’acquisition de la citoyenneté. Enfin, la dernière question porte sur la façon dont toute la sphère sociale et politique favorise le processus d’intégration des immigrants. Ces quatre questions sus-dessus évoquées relèvent, faut-il le rappeler, d’un principe fondamental de droit public : la souveraineté de l’Etat. Il revient à l’Etat de décider d’octroyer ou pas le droit de séjourner, d’immigrer ou de transiter sur son territoire.

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Le Mensonge Historique de la Démocratie Néocoloniale

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Par Alin Louis Hall  --- En devenant le cinquième président des États-Unis (1817-1825), James Monroe, le dernier parmi les Pères fondateurs à avoir été élevé à cette fonction, avait déjà une longue expérience des affaires haïtiennes. D’abord, comme, ministre en France de 1794-1796, il ne dissimula pas ses fortes sympathies pour la cause française. Par la suite, il devint avec Robert R. Livingston l’un des principaux architectes des négociations ayant abouti à l'achat de la Louisiane en 1803 (1). Il était bien imbu des recommandations de Jefferson qui ne cachait pas ses sentiments envers la révolution qui craqua l’ordre mondial raciste esclavagiste antinoir. Il connaissait également l’opinion du chancelier français Talleyrand qui disait que « l’existence d’une peuplade nègre armée et occupant les lieux qu’elle a souillés par les actes les plus criminels est un spectacle horrible pour toutes les nations blanches… » (2). On peut donc facilement se faire une idée du niveau de l’enracinement de l’aversion anti-haïtienne chez Monroe. Le 2 décembre 1823, il énonçait sa fameuse doctrine qui portera son nom et fixera pour un siècle et demi les fondements de la diplomatie américaine (« l'Amérique aux Américains ») et qui servira de toile de fond des fameux accords de Bretton Woods.

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Un défi à relever (Dr. Georges J. Casimir)

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Je ne perdrai pas de temps à répéter tout ce qui a déjà été dit et écrit sur le sujet, qui est maintenant devenu trop familier au monde entier et qui représente un embarras pour les États Unis et la grande majorité des Américains.

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Et si Trump, dans sa déclaration, vient nous sauver d’un Martelly bis ?

repons diaspora martellyMichel Martelly President d' Haiti

Le tollé qu'a provoqué la déclaration de Trump, en Haïti et à travers le monde, a un côté positif dans la mesure où il pourra, peut-être, nous faire prendre conscience de notre état et surtout nous éviter un autre Michel Martelly comme président lors des prochaines élections présidentielles. Je m'explique. Norluck Dorange(que je fais confiance) rapporte ces déclarations de l'ancien président Martelly à New York en compagnie de certains de ses amis : "Ayisyen se Kaka, se Kaka pou m kontinye di yo. Se Kaka yo bezwen tande. Se Kaka yo renmen. Se Kaka pou m di pou yo ka vote m lè m ap tounen". Norluck (qui me pardonnera de le citer sans son autorisation) précise qu'il peut citer des témoins.

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Ils ont assassiné des révolutionnaires, mais pas le communisme!

venceremos

« Ce qui est terrible, ce n’est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain. »

    (Jean-Paul Sartre)

Par Robert Lodimus --- Pour les combattants de la Liberté, octobre, outre le symbolisme de la Révolution des bolcheviks qu’il renferme, demeure un mois de martyrologie. Le 9 octobre 2017, les masses populaires anti-impérialistes ont salué la mémoire de l’illustrissime Ernesto Che Guevara. Depuis 50 ans, elles ne se sont jamais lassées d’accomplir cet acte majestueux de commémoration honorable à l’endroit de ce Héros légendaire qui caressait un « Rêve de Justice sociale » incomparable, qui  élaborait un « Projet politique » d’une audace rationnelle, au moyen duquel – très certainement – les pauvres de l’humanité seraient parvenus à refaire leur visage entaillé et amoché par le « mal vivre » systématisé. Le capitalisme n’a-t-il pas institutionnalisé la « pauvreté » à l’Ouest et la « misère » à l’Est ? À l’instar du Charpentier de Nazareth, Ernesto Guevara est mort pour la Rédemption sociale, économique et politique des peuples dépouillés de leurs droits, des êtres humains bestialisés, enfermés çà et là dans les enclos des puissances dominatrices, de pauvres hères qui regardent leur avenir à travers des prismes de désillusions et d’abattements. Par son intelligence, sa force, sa conviction, sa générosité, ce guerrier impavide ne pouvait être qu’un « être mystérieux, surhumain, extraordinaire » envoyé sur la terre, parmi les mortels, afin de remplir auprès des misérables une mission de salut collectif, de régénérescence populaire, de « réconfortation » massive.

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Haiti: Les séquelles d’un « Emperocide »

dessalines a cheval

15 Octobre 2017 --- On y recense des ventres vides, des mains sans plume, des cerveaux creux et des yeux sans vue. On y dénombre 33 brigandages en 211 ans, la plupart garnis de coups d’état et on y compte 35% d’illettrés en 2016. Ce qui lui accorde un IDH* voisin de la queue, soit 163 sur 188 pays (PNUD, 2017). En Haïti, il y a ces records très humiliants engendreurs de prouesses honteuses. D’ailleurs, l’émoi planétaire que crée ce petit pays demeure légendaire.

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