Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Analyses & Opinions

À bas les élections bourgeoises ! Vive la Révolution !

fraude carte electoraleFraude électorale - Achat et vente de carte electorale

Par Robert Lodimus ---    En un mot, c’est le peuple qui choisit ses bourreaux. Il leur confie lui-même, sans en prendre conscience, la tâche de le dépersonnaliser. De le « désosser » comme un poisson de mer ou d’eau douce. De le ruiner. Et finalement, de l’anéantir.

 Les élections du 20 novembre 2016 à Port-au-Prince portent un manteau sombre de discrimination sociale et d’indifférentisme politique. Les couches pauvres de l’arrière-pays ont été exclues indirectement et astucieusement du processus. Que l’on ne verse pas cette vérité au compte d’une problématique qui impliquerait le phénomène du manque de participation de l’électorat au déroulement du scrutin. On ne pourra pas parler de « taux d’abstention » parmi les populations retranchées dans les régions affectées profondément par l’ouragan Matthew. Les sinistrés ne peuvent pas se permettre le luxe de prendre le chemin des urnes. Affamés, sales, déchirés, pieds nus, ils sont « associabilisés ». L’État bourgeois ne se préoccupe pas du droit de vote des citoyennes et des citoyens. Tout ce qui compte pour l’équipe de Privert et d’Enex Jean-Charles, c’est d’obéir à la volonté de la communauté internationale qui a fait un revirement spectaculaire par rapport à la tenue de ces joutes électorales, et aussi de satisfaire les ambitions de la classe politique nationale qui a développé, depuis 7 février 1986, la fâcheuse habitude de se remplir la panse dans les mangeoires de la fonction publique.

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Une réflexion sur les élections du 20 Novembre 2016 par prof Claude Joseph

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Un exercice de simulation pour comprendre l'idiosyncrasie du mode de scrutin haïtien sous la constitution de 1987 amendée : Est-il facile d'obtenir une avance d'au moins 25% par rapport à son poursuivant immédiat si la majorité absolue ne peut pas être atteinte ?

Du point de vue du droit constitutionnel relatif aux systèmes électoraux, il est difficile de définir, sans trahir la nomenclature classique, le mode de scrutin qui prévaut actuellement en Haïti. Et ce, en dépit des articles 37 et 38 du présent décret électoral ou les articles 134 et 135 de la constitution de 1987. Certainement, c'est un scrutin direct où le corps électoral, le peuple, élit directement le président, les parlementaires, les maires, les CASECs et ASECs. Mais un scrutin direct, tout comme un scrutin indirect, peut-être soit proportionnel, soit majoritaire. Dans un scrutin à répartition proportionnelle, les suffrages recensés sont divisés par le nombre de sièges à pouvoir afin de déterminer un quotient électoral. Ensuite, les voix recueillies par chaque parti vont être divisés par ce quotient pour calculer combien de sièges qui lui reviennent. Tandis que, dans un scrutin majoritaire, pour être élu (e), un candidat (ou une liste) doit obtenir le plus grand nombre de voix. Pour s'assurer de la légitimé de leurs élus, certains pays choisissent un scrutin à majorité absolue de telle sorte que pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir au moins 50% + 1 des suffrages exprimés. La légitimité dans un tel système réside dans le fait que le candidat qui remporte les élections avec 50%+1 des voix obtient un nombre de suffrages qui dépasse la somme des votes de tous ses compétiteurs. Le cas échéant, un deuxième tour est organisé pour les deux candidats obtenant les meilleurs scores. D'autres pays, cependant, adoptent un système majoritaire à la pluralité des voix où il suffit d'obtenir une majorité relative pour être élu.

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La Presse, une honte ! (Daly Valet)

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"Radio Antilles Internationale" de Jacques Sampeur a révolutionné la radioffusion en Haïti avec sa fameuse " Libre Tribune " à l'ouverture de la transition démocratique en 1986. Le peuple avait la parole en direct pour dire Haïti et dire sa condition humaine...

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En Haïti des Manchots amputent les Mains du Créateur

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Par Jean-Rony Monestime André --- En Haïti, le constat sur les effets dévastateurs du courroux de la mère-nature déçoit amplement. Cet automne 2016, d’une atrocité légendaire, l’environnement se rebelle, un peu partout et en série, contre les presqu’insulaires. Les haïtiens éprouvent des revers du type Golgotha. Les vies se décrient et les biens se dévaluent à un rythme inquiétant. Le Grand Sud dépouillé, une partie du Grand Nord sous les eaux, l’ouest est presqu’invivable. En réalité, pas un seul département du pays ne survive sans qu’il y ait une menace probante. Dans cette triste évidence, un fait est à blâmer : l’absence de talents dans le paysage politique. Cette pénurie accompagne, dans l’ombre, l’infamie que vit le pays depuis des décennies. D’ailleurs, le visionnaire du RDNP, le président Leslie F. Manigat, a pu montrer, durant moins d’un semestre de mandat, ce que représente un talentueux pour un pays. Son dialogue franc et direct avec le peuple et son cabinet équilibré demeurent historiques. Hélas ! Les bons sont rares.

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Ouragan Matthew: « Pour qui sonne le glas ? »

Eglise de Chardonnières dgrouzier touthaitiEglise de Chardonnières

Ouragan Matthew :
« Pour qui sonne le glas ? »
(Titre du roman d'Ernest Hemingway) 

Par Robert Lodimus  ---  Six années après le séisme meurtrier du 12 janvier 2010, la République d’Haïti est replongée dans une autre grande tragédie. Pour ce pays qui dégringole depuis sa fondation, l’espoir qu’il se relève pour se mettre enfin à marcher sur ses deux pieds s’amincit. L’ouragan Matthew - sans exagération – lui a asséné peut-être le coup de grâce. La population paysanne, déjà au bord du précipice, ne peut même plus se vouer aux saints des églises catholiques romaines pour se consoler.

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Dieudonné Lherisson: nèg van an! du PHTK

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Deux jours avant la clôture de la campagne électorale pour le premier tour des élections, le peuple haïtien ne donne aucun signe plausible qu’il va sortir en masse pour voter. Certains candidats en mal de paraitre ou en panne de discours sérieux servent de leur imagination pour amadouer le peuple. C’est le cas de Dieudonné Lherisson, professeur de chimie de son état et ancien directeur d’école qui a déclaré dans une rencontre à Marigot que sous le règne de Martelly le pays était épargné des catastrophes naturelles par le fait que Martelly avait acheté un appareil lui permettant de bloquer le vent et d’empêcher que les cyclones détruisent les plantations. Si cela fait l’objet d’une blague, certaines personnes sont littéralement choquées. L’on veut bien demander à ce candidat à la députation, qui a inventé la machine à arrêter le vent. Peut-être bien que son intelligence nous dépasse tous. Ce cas nous montre bien la déchéance de nos politiciens et les subterfuges qu’utilisent les candidats pour amadouer le peuple qui est quasiment analphabète et bête. Nous sommes passés de Nèg bannann lan à Nèg dechoukaj lan pour arriver à Nèg van an. Comment sommes-nous arrivés là ?

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