Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Economie

Haiti budget: D'un milliard en 1988 à 126 milliards en 2014

thomas-lalime-economistePar Thomas Lalime --- Je suis tombé sur la loi des finances 1987-1988 publié dans le journal officiel Le Moniteur du lundi 28 septembre 1987. Il a été informatif à plus d'un titre. Premier constat : il respectait bel et bien le délai constitutionnel ; le pays était doté d'un nouveau budget bien avant le nouvel exercice fiscal. Deuxième observation : l'enveloppe budgétaire dépassait à peine un milliard de gourdes, plus exactement 1,36 milliard de gourdes. Tandis que pour l'exercice fiscal 2013-2014, les ressources budgétaires s'élèvent à 126,41 milliards de gourdes.

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Les Américains n’ont pas d’amis éternels : La « backwardation » d’Haïti : De l’occupation de 1915 aux carnavals de Martelly (3 de 3)

leslie-pean-economistepar Leslie Péan, 30 juillet 2013  ---  Les Haïtiens inscrits sur la liste rouge dressée par le Département du Trésor américain en 1993 se sont vite conformés pour ne pas avoir à subir d’autres foudres encore plus grandes de Washington. D’autant plus qu’ils se sont rendu compte que le temps de l’apéro a été vite raccourci. En effet, le Département du Trésor américain a vite inclus au menu de la liste des Personnes Spécialement Désignées (SDP en anglais)[i] tous les officiers de l’Armée, à partir du grade de lieutenant. Les bras étaient donc tordus en vue de la capitulation totale. Autant comprendre que les Américains n’ont pas d’amis éternels et qu’ils peuvent se retourner n’importe quand, contre n’importe qui, même leurs propres agents. Le cas du général Noriega au Panama n’est pas loin.

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Levée (En Catimini...) des interdictions d'importation de certains produits dominicains par Haïti

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Dajabon, République Dominicaine - Les fonctionnaires haïtiens ont assoupli les restrictions et permis à leurs compatriotes de revenir avec des produits achetés au marché de Dajabòn qui s'est tenu vendredi et lundi (26 et 29 juillet) du côté dominicain de la frontière; et cela en dépit de l'interdiction d'importation en vigueur pour certains produits dominicains.

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Leslie Péan: La capitulation économique - La « backwardation » d’Haïti: De l’occupation de 1915 aux carnavals de Martelly (2 de 3)

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par Leslie Péan, 29 juillet 2013  ---  La résistance contre l’occupation américaine continue dans toutes les villes du pays. À la capitale avec Georges Sylvain de l’Union Patriotique ; les frères François Luxembourg Cauvin et Léger Cauvin ; leur neveu François Cauvin tué en juillet 1916 ; Eugène Heurtelou, Élie Guérin, Doisius Gai ; le sénateur Saint-Louis Thimothé qui refuse la Convention ; les Dr. Armand et Dr. Hollant, Alexandre Lilavois, Christian Fish, Louis Édouard Pouget ; Raymond Cabèche, député des Gonaives qui préfère démissionner au lieu d’accepter la Convention. À Baradères avec Planès Edouard, Eugène André. À Port-à-Piment avec N. Sandaire. Au Trou avec Emmanuel Zéphyrin. Au Limbé avec Marcius Félix. À Fort-Liberté avec Bien-aimé Marcellus. À Saint-Marc avec J. E. Kénol. À Pestel avec J.C.D. Lespérance. À Maissade avec Pierre Pinede. Au Cap-Haitien avec le pasteur Auguste Albert. À Hinche avec Saul Péralte. À Terrier-Rouge avec C. Rosefort.

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Il existe deux douanes en Haiti: Celle de Martelly et celle de la douane nationale causant un déficit de 7,85 milliards

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L'excellente analyse de Thomas Lalime « Douane parallèle, baisse des recettes ? » mérite d'avoir une diffusion beaucoup plus large car elle permet de mettre en évidence des théories que le commun des mortels pensait tout haut mais ne pouvait pas mettre en perspective. Thomas Laline a connecté les bouts de fils, ce que les américains appellent « connect the dots ».

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La « backwardation » d’Haïti : De l’occupation de 1915 aux carnavals de Martelly (1 de 3)

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par Leslie Péan, 28 juillet 2013 --- En économie financière, généralement les prix des contrats à terme pour les actifs financiers (forward price) sont plus élevés que leur prix au comptant (spot price). On parle de « backwardation » lorsque c’est le contraire, c’est-à-dire lorsque les prix des contrats à terme sont inférieurs aux prix au comptant. Cette expression de la valeur peut s’appliquer à la fois aux choses et aux êtres humains. En 2011 le PIB réel per capita d’Haïti est de 1 034 dollars, soit 25% moins de ce qu’il était il y a 20 ans, en 1991[1]. Près de 80% de la population vivent avec moins de deux dollars par jour, alors que ce chiffre était de 70% il y a 20 ans. L'environnement des affaires reste peu attrayant. Au tableau de bord de l’économie, tous les indicateurs sont au rouge. Selon Doing Business Indicators, Haïti est au 174e rang sur 185 pays, tandis que selon l'indice de compétitivité mondiale 2012-13 (Global Competitiveness Index), Haïti se classe 142 sur 144 pays.

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Leslie Péan: (degi) Seul un discours critique sur le créole haïtien peut aider ses véritables défenseurs à dresser les balises capables d’en empêcher une dénaturation

leslie-pean-economisteLeslie Péan Economiste Historien

Marasme économique, transmission des savoirs et langues (6 de 6) (degi)

Par Leslie Péan, 7 Juin 2013  ---  Seul un discours critique sur le créole haïtien peut aider ses véritables défenseurs à dresser les balises capables d’en empêcher une dénaturation populiste. Dans le système qui prédomine chez nous depuis deux siècles, le faux a souvent triomphé sur le vrai pour des raisons bassement mercantiles. Et c’est par le biais de la dénaturation du vrai que cela se produit. Là est la note dominante de notre profond mal-être de peuple. Une tendance lourde qui s’exprime et s’enracine dans la conception du chen manje chen. Les droits naturels et fondamentaux sont réduits à néant. Le cynisme croissant des représentants de l'exécutif hypertrophie les prérogatives de ce pouvoir, qui parvient ainsi à fonctionner en dehors de la loi, au vu et au su de tous. Nou bon nan salope tout zefò, ce que nous pouvons faire en toute honnêteté. D’où le passage d’une maladresse sournoisement entretenue à la vocifération arrogante. Le tout sans le moindre réflexe de culpabilité.

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